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Député Maxime Laisney

Les députés Maxime Laisney et Pierre-Yves Cadalen (député LFI du Finistère) ont déposé deux textes afin d’améliorer le statut et les conditions de travail de tous les travailleurs du nucléaire, ainsi que la reconnaissance des maladies professionnelles radio‑induites. Ils sont le fruit d’un travail de longue haleine et de concertation avec plus d’une quinzaine de parties prenantes dont les premiers concernés : les syndicats (FNME CGT, SUD énergie et CFDT énergie-chimie) et Ma zone contrôlée (un collectif de travailleurs du nucléaire sous-traitants). 

 

En premier lieu, une proposition de résolution invite le Gouvernement à élargir la reconnaissance des maladies professionnelles provoquées par l’exposition aux rayonnements ionisants. 

Elle vise à résoudre l’anomalie suivante. Le nombre de travailleurs exposés aux rayonnements ionisants a bondi dans la seconde moitié du XXème siècle, passant en France de quelques dizaines avant la Seconde Guerre mondiale à 248 814 travailleurs suivis. Pourtant, malgré cette inflation de travailleurs et de secteurs exposés, le nombre de reconnaissances en maladie professionnelle est resté stable, oscillant entre quinze et vingt-cinq cas d’affections reconnues par an depuis les années 1950. Par ailleurs, la dernière modification du tableau relatif aux rayonnements ionisants date de 1984, et malgré les progrès des connaissances scientifiques et médicales sur le sujet, seulement 3 cancers sont actuellement inscrits.

Les travailleurs exposés aux rayonnements ionisants qui déclarent une pathologie non inscrite dans le tableau doivent entreprendre un parcours du combattant administratif pour espérer un jour voir leur pathologie reconnue. C’est notamment le cas de Patrice Girardier, qui lutte depuis neuf années pour faire reconnaître son cancer de la thyroïde en maladie professionnelle (pour en apprendre davantage : Nucléaire : Patrice Girardier, ouvrier et survivant du cancer, dénonce la dissimulation de ses informations de santé | Mediapart).

 

En second lieu, une proposition de loi vise à améliorer les conditions de travail et statut de tous les travailleurs et travailleuses du secteur nucléaire, afin de rendre le travail moins pathogène. Composée de 11 articles, elle propose de restreindre le recours à la sous-traitance dans le secteur nucléaire afin de ré-internaliser les travailleurs sous un statut protecteur, d’ouvrir un droit de retraite anticipée du fait de l’exposition aux rayonnements ionisants, de rétablir les CHSCT et de renforcer leurs pouvoirs, d’abaisser l’exposition des travailleurs aux substances cancérogènes, d’améliorer le suivi médical des travailleurs, la prévention des risques ainsi que la déclaration des accidents du travail, …

 

Les textes sont disponibles aux liens suivants: 

 

Dix co-signatures de députés “macronistes” étaient nécessaires pour espérer mettre à l’ordre du jour ces textes. Malheureusement, malgré de nombreuses sollicitations, seuls deux députés MODEM ont accepté de signer ; une preuve supplémentaire que les “macronistes” espèrent mener une relance du nucléaire au prix de la santé des travailleurs.

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